Collectif Anonyme

C.P. 233

CH 1951 Sion, VS

http://www.zone-mondiale.org/users/oskour - oskour@zone-mondiale.org

numéro 03

zéro franc

Juin 01

Journal militant à parution non-périodique oskour est là pour divertir autant que militer, débattre autant que combattre, informer sans jamais désinformer, critiquer et faire réagir ! Cette " feuille de zine " est écrite par des personnes non permanentes du collectif anonyme (collectif qui a pour but de développer une culture alternative en Valais) et est produite de manière totalement autonome. Nous sommes contre toute forme de hiérarchie ou d’oppression mais pour l’autogestion, contre le profit et les sponsors mais pour la gratuité, en bref : libertaires ! Quel nom bizarre, Oskour (d'au secours). Pourquoi avoir choisi ce nom? Simplement car c'est le cri de toutes les personnes qui sont opprimées, discriminées par l'Etat ou les bourgeois pleins de fric. Tout le monde l'a crié au moins une fois et cela continuera tant que la masse populaire ne se sera pas soulevée pour enrayer la machine infernale. 

Sommaire :

Sommet des amérique à quebec + Berne squatt attaqué

Elle était une fois une belle planète où le patriarcapitalisme régnait...  

Le patriarcat : une réalité  

Le punkbusiness arnaque la jeunesse !  

Questionnaire hétérosexuel

 

        Après Davos, Avant Gênes : Québec !

 

Du 20 au 22 avril, des représentantEs de tous les gouvernements de l'hémisphère occidental se sont réunis à Québec pour le Sommet des Amériques, afin de discuter de la ZLEA (Zone de Libre-Echange des Amériques). Son but est d'éliminer les "barrières commerciales". En gros la ZLEA permettrait aux grandes entreprises d'intenter des procès aux gouvernements afin d'éliminer les lois susceptibles de diminuer les profits. Tel que celles qui garantissent un salaire minimum, un nombre d'heure maximum ou la sécurité sur le lieu de travail ; les lois environnementales qui limitent le niveau de pollution qu'une grosse entreprise peut décharger dans l'air ou dans l'eau ; … Autrement dit, la ZELA est un moyen pour les grosses entreprises de retirer tout pouvoir aux individus.

Le gouvernement  et les grandes entreprises qui sponsorisaient le Sommet se sont montrer ouvert au dialogue en construisant  une barrière de sécurité autour du centre ville pour en empêcher l'accès et ont affecté 6000 policiers à la défense de cette zone.

Le 20 avril des milliers de personne sont descendues dans les rues pour protester. La police eut recourt au gaz lacrymogène, aux balles en caoutchouc et à la violence physique directe contre tous les manifestants sans distinctions. La barrière de sécurité fut démolie en plusieurs endroit et le début du sommet fut retardé.

Le 21 avril plus de 30'000 personnes défilèrent dans la ville, mais là encore la police attaqua avec des gaz et des canons à eau pour empêcher les manifestants d'approché la barrière de sécurité.

Des comptes rendus de blessures graves et de brutalités policières affluèrent tout au long de la journée et de la nuit. Environ 450 arrestations dont une personne accusée de port d'arme pour avoir manié une catapulte servant à projeter des peluches.

D'autres manifestations eurent lieux à Seattle, Sao Paulo, Tijuana, Colorado, Vermont, Boston, San Francisco et bien d'autre villes encore.

Informations trouvée sur www.indymedia.org (Merci) 

Berne brûle-t-il ?

Le 30 mai, l'AJZ (Autonom Jugend Zentrum), un squat de berne, prend feu de manière très suspecte. L'incendie se déclare dans deux endroits différents, c'est donc bel et bien un incendie criminel.

Le 30 mai, pour protester contre les services sociaux qui profitent de l'occasion pour rompre le bail passé avec les squatters, et contre les néonazi (soupçonné de l'incendie) une manifestation est organisée.

Moins d'une centaine d'autonome sont présent et en peu de temps les cocktails, pavés, lacrymaux, képis volent.

Le 2 juin, une promenade antifasciste nocturne d'environ 200 personnes se transforme en bataille rangée avec la police, la vitrine d'un bar de fachos est fracassée. La police fait plus d'une centaine d'arrestations.

Comme tout le monde le sait le 7 juillet prochain aura lieu la lesbian & gay pride à Sion. La surmédiatisation de cette manifestation fait oublier à tout le monde le but de cette fête. Alors venez nombreux défendre et soutenir la cause homosexuelle dans un esprit festif mélangé de résistance



Elle était une fois une belle planète où le patriarcapitalisme régnait...

Notre société occidentale est aujourd’hui dominée par une double influence, imbriquée : le capitalisme et le patriarcat. L’un vise à donner des règles de société économique : suprématie de l’argent, du profit, de la compétitivité, organisation sociale hiérarchisée selon les revenus, fortes inégalités…, l’autre vise à assurer la domination des hommes sur les femmes.

Le patriarcat, système de domination basé sur la famille, existait bien avant le capitalisme. Mais la famille n’est pas un bien indépendant des rapports marchands, elle est encadrée par le reste de la société.

La famille permet l’apprentissage des rôles sociaux, normes sexistes de comportement qui justifient la domination, l’exploitation, l’appropriation des femmes par les hommes. L’enfant apprend à différencier les rôles de père et de mère et ainsi à se reconnaître comme une fille ou un garçon. Elle/il découvre la soumission à l’autorité parentale (surtout celle du père) ce qui engendre une soumission à tout ce qui symbolise de près ou de loin cette autorité en termes institutionnels (professeur, patron, flic, Etat).

Les femmes sont éduquées dans la contrainte à l’hétérosexualité (obligation de trouver un homme : mythe du prince charmant et de l’homme idéal) et à la maternité qui fondent la reconnaissance sociale des femmes. Ces normes ont été remisent en cause par les femmes, notamment les mouvements féministes, et sont quelque peu basculée par l’éducation actuelle des familles : concubinage, divorce, famille monoparentale.

Dans notre société marchande, la valorisation, la reconnaissance sociale passent par le fric. La sphère domestique étant séparée de la sphère marchande, le travail ménager étant gratuit, il n’est pas reconnu comme travail.

Depuis les années septante les hommes ne participent en moyenne que durant dix minutes par jour aux travaux ménagers.

Aux Etats-Unis le bénévolat féminin rapporte 18 milliards de dollars par an. L’économie des pays industrialisés s’effondrerait si les femmes n’effectuaient plus le travail qu’elles font gratuitement ; selon l’économiste Marilyn Waring, dans l’ensemble de l’Occident, il génère entre 25 et 40% du produit national brut.

Un autre lien entre le patriarcat et le capitalisme est la représentation des femmes comme des objets (marchandises) et non comme des sujets.

Cette image est utilisée comme support publicitaire de nombreux produits. Ici le rôle de la femme est limité à celui de la beauté, du plaisir des yeux des hommes.

Ces normes de beauté sont des violences psychologiques et physiques quotidiennes. Elles contraignent les femmes à des comportements autodestructeurs : honte de leurs corps, anorexie, boulimie, régime (85% des femmes font ou on fait un régime), port de vêtement qui déforment le corps, chirurgie esthétique, compétition entre femme (concours de miss,…) avec des hommes comme arbitre. Ceci permet l’ouverture de nombreux marchés économiques : publicités, cosmétique, vêtement, régime, presse féminine…

Par exemple l’industrie du régime est le 3ème plus gros marché aux Etats-Unis.

Outre les violences causées aux femmes par les normes physiques, les femmes sont victimes de violences masculines, reflétant l’appropriation généralisée des femmes par les hommes.

Ces violences se traduisent au sein de la famille par : inceste, viol conjugal, harcèlement, menaces, coups, dévalorisation psychologique, isolement, exploitation domestique, … Sans oublier les violences commises dans la rue : sifflements, interpellations verbales et physiques, agressions, viols, …

Les viols et les violences contre les femmes ne sont pas des bavures isolées, occasionnelles d’affreux psychopathes (97% des agresseurs sont considérés comme "normaux" selon la psychiatrie) mais doivent se restituer dans un système global de domination et d'oppression des hommes sur les femmes.

Que ce soit par l'état ou par la religion, les institutions en place défendent les intérêts des capitalistes patriarcaux qui ont eux-mêmes définit les normes selon lesquelles nous vivons.

Féministes tant qu'il le faudra !!!



LE PATRIARCAT: UNE REALITE

Ce texte très instructif est tiré du livret du  CD de Cria Cuervos, excellent groupe féminin de  franco-hispano-anglo-anarcho-punk.

 

VIOLENCES DOMESTIQUES: C'est une des principales causes de blessures infligées aux femmes et des décès de femmes dans le monde. Les Etats ignorent souvent, voire tolèrent cette forme de violence, sous prétexte qu'elle relève du domaine privé. Ainsi aux USA, par exemple, 10 femmes meurent chaque jour victimes de violence domestique.74% de ces meurtres se produisent après une rupture, quand la femme a entamé une procédure de divorce ou des poursuites à l'égard de son compagnon.

VIOL: Le viol est un acte de violence destiné à affirmer la domination de l'homme sur la femme par la force. Il ne relève pas d'un appétit sexuel incontrôlé, dans la plupart des cas il n'est pas impulsif. En effet des études effectuées en Europe et aux USA montrent qu'il est souvent prémédité et accompli par l'entourage proche (membre de la famille, ami ,voisin). Aux Etats Unis il est le crime augmentant le plus et touche une victime toutes les 45 secondes. Culturellement, les crimes sexuels sont d'abord interprétés comme une violation de l'intégrité de la communauté et de la famille, avant de l'être comme une humiliation de la victime

 

AVORTEMENT: Chaque année 25 à 30 millions de femmes dans le monde se font avorter légalement et 20 millions (estimation) clandestinement. Rares sont les pays où l'accès légal à l'avortement, sans danger pour la santé des femmes, est garanti. Plus de 200 000 femmes meurent chaque année des suites d'avortements clandestins

 

DISCRIMINATION: Les femmes représentent la part la plus importante des pauvres dans le monde et celle qui augmente le plus vite. Elles ne possèdent que 1% des terres de la planète, représentent les 2/3 des 970 millions de personnes recensées dans le monde ne sachant ni lire, ni écrire et ont un niveau de salaire inférieur à celui des hommes. Dans les pays où des données chiffrées existent, les écarts de salaires vont de 30 à 40 %. Les femmes sont cantonnées dans des secteurs d'activités où les rémunérations sont faibles et sont souvent écartées des postes les plus élevés.

 

MUTILATION: 130 millions de femmes et de fillettes sont concernées par les mutilations sexuelles. L'excision est l'ablation du clitoris et des petites lèvres de la vulve. L'infibulation ajoute à l'excision la section des grandes lèvres dont les deux moignons sont suturés bord à bord. Un minuscule orifice est laissé pour l'écoulement des règles et des urines. Lors du mariage, la femme infibulée est incisée avec un instrument  tranchant pour que les rapports sexuels soient possibles. L'ouverture effectuée n'est toutefois pas suffisante pour un futur accouchement. L'incision sera donc majorée à la naissance d'un enfant puis réduite à nouveau à ses dimensions initiales et ainsi de suite.

PROSTITUTION: Elle n'est pas une institution féminine, mais une activité contrôlée par les hommes et qui survit par la violence. Trafic international florissant, le corps des femmes est traité comme une marchandise. Les filles s'achètent et se vendent entre cartels et il existe une bourse du sexe pour l'approvisionnement en nouvelles prostituées. Ce trafic international prospère grâce aux disparités économiques entre régions du monde d'une part, entre hommes et femmes d'autre part.

Il faut espérer que ce texte de Cria Cuervos mette les choses au point: L'oppression des femmes est toujours une réalité que celles-ci vivent quotidiennement. Le sexisme et le patriarcat règnent toujours et restent encore à détruire

 

Sexisme, machisme, discriminations: il y a du ménage à faire!

 

 

 



Le punkbusiness arnaque la jeunesse !

En cette fin de 20ème siècle, le punk-rock  est-il devenu une valeur économique sûr plutôt qu'un mode de vie avec ses revendications?

A voir le mouvement pseudo punk de ses dernières années, la réponse à cette question serait plutôt … "Une grosse industrie gérée entre potes pour s'en foutre plein les poches."

Hélas, on peu bien parler d'industrie capitaliste dérivée de ce mouvement rebelle: Prenons un exemple type pour caractériser le cas de centaine voir de millier de personne nourrit à l'enseigne du punk-rock.

Dexter Holland et ses potes: OFFSPRING: Ils vendent des millions de disques et obtiennent des disques d'or, à cela, ajoutez le label de Dexter: Nitro Record, qui produit une bonne dizaine de groupes. Autour de ça, il y a tout le merchandising du punk, ça va des lacets de chaussures au gèle pour les crêtes. Et voilà avec quoi ses personnes font leur salaire en crachant soi-disant contre le capitalisme en faisant du punk-rock.

Do it your self

A l'instar de ce mouvement capitalo-sauvage, il y a la scène alternative punk qui essaie de résister à cette invasion de skate punk, melodic punk etc. par une ligne anti-capitaliste plus radicale; des concerts à 5 voir 10 francs ( à l'inverse de gros concert à 40-50 balles l'entrée), la récupération de matériel vital soit pour les squats, les groupes, les véhicule, bref tout ce que nous impose ce système dollars, de l'information par les manifestations, les tracts et le système D (système débrouillard).

Après cette réflexion incomplète nous pouvons dire que le capitalisme ne tombera pas tout seul, aidons-le, mais sans le renflouer d'avantage comme celles et ceux qui le font si naïvement pour leur propre confort personnel. Alors pour sauf-garder une certaine culture alternative, boycottons le mouvement McAnarchiste et œuvrons pour des choses qui font avancer la destruction de capitalisme

 

Questionnaire hétérosexuel

Les questions posées par les gens vis-à-vis de l'homosexualité présupposent qu'il est bien d'être hétérosexuel et mal d'homosexuel.

Ce questionnaire ne véhicule pas cette présomption et propose des questions concernant l'hétérosexualité.

 - Comment pensez-vous que votre hétérosexualité s'est révélée ?

 - Quand et comment avez-vous déterminé que vous étiez d'orientation hétérosexuelle ?

 - Pensez-vous que votre hétérosexualité est une étape?

 - Est-il possible que votre hétérosexualité provienne d'une crainte névrotique des personnes de votre sexe ?

 - Si vous n'avez jamais eu de relations sexuelles avec une personne de votre sexe, est-il possible que vous n'ayez besoin que d'un-e bon-ne amant-e homosexuel-le ?

 - A qui avez-vous divulgué vos préférences hétérosexuelles ? Comment ces personnes ont-elles réagi ?

 - Pourquoi les hétérosexuels essaient-ils de convertir les autres à l'hétérosexualité ?

 - Pourquoi insistez-vous à vivre votre hétérosexualité aussi ouvertement ?

 - Aimeriez-vous que vos enfants soient hétérosexuels sachant les problèmes auxquels ils seraient confrontés ?

 - Une majorité d'hétérosexuels abusent sexuellement les enfants. Pensez-vous qu'il est prudent d'avoir des enseignants            hétérosexuelles à l'école ?

 - Malgré tout l'appui social que reçoit le mariage, le taux de divorce monte en flèche. Pourquoi y a-t-il si peu de relations hétérosexuelles stables ?

 - Pourquoi les hétérosexuels mettent-ils tellement d'emphase sur la sexualité ?

 - En tenant compte de la menace de surpopulation, est-ce que la race humaine pourrait survivre si tout le monde était hétérosexuel comme vous ?

 - Pourriez-vous vous fier à l'objectivité d'un thérapeute hétérosexuel ? Ne pensez-vous pas qu'il serait porté à vous influencer ?

 - Comment pouvez-vous vous épanouir en tant qu'être humain si vous vous limitez à une hétérosexualité compulsive et exclusive sans développer votre potentielhomosexuel ?

 - Il semble qu'il y ait très peu d'hétérosexuels heureux. Il existe maintenant des traitements qui pourraient vous aider à changer votre orientation si tel était votre désir. Accepteriez-vous de bénéficier de ces traitements ?

 

Ce questionnaire est issu d'un programme de formation sur l'homosexualité, mis en place par le gouvernement du Québec avec le soutien du ministère des affaires sanitaires et sociales.

CLASCH Comité de Lutte Anti Sexiste et Contre l'Homophobie

"On pendra le dernier homophobe avec les couilles du dernier sexiste."

 

 

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