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Collectif
Anonyme C.P. 233 |
http://www.zone-mondiale.org/users/oskour - oskour@zone-mondiale.org |
Numéro 04 Zéro
franc Septembre 01
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| Journal militant à parution non-périodique oskour est là pour divertir autant que militer, débattre autant que combattre, informer sans jamais désinformer, critiquer et faire réagir ! Cette " feuille de zine " est écrite par des personnes non permanentes du collectif anonyme (collectif qui a pour but de développer une culture alternative en Valais) et est produite de manière totalement autonome. Nous sommes contre toute forme de hiérarchie ou d’oppression mais pour l’autogestion, contre le profit et les sponsors mais pour la gratuité, en bref : libertaires ! | Quel nom bizarre, Oskour (d'au secours). Pourquoi avoir choisi ce nom? Simplement car c'est le cri de toutes les personnes qui sont opprimées, discriminées par l'Etat ou les bourgeois pleins de fric. Tout le monde l'a crié au moins une fois et cela continuera tant que la masse populaire ne se sera pas soulevée pour enrayer la machine infernale |
Incendie criminel d'un squatt en Belgique
Mumia suite mais pas encore fin
Vincent
Pellegrini en plein bad trip
Hé oui, tu ne rêves pas le papier à effectivement une drôle de couleur. Cette couleur est due au recyclage. Un procédé connu de tout le monde mais trop peu utilisé. Ce papier est certes d'une esthétique laissant à désirer par rapport à un autre. C'est pour cela que beaucoup de gens, de sociétés et d'écoles refusent son emploi. D'après vous, se moucher dans un mouchoir recyclé, de s'essuyer l'arrière train avec du papier WC recyclé ou encore y faire vos rapports, devoirs ou autres vous changera la vie ? NON, mais sauvera celle de milliers d'arbres, de forêts qui sont les poumons de notre planète bleue!
Nous
pensons que la qualité esthétique du papier n'est qu'un détail comparé à la
survie de nos forêts.
Les forêts de notre planète appellent OSKOUR AIDONS-LES !
Les violences perpétrées à Gêne ont déjà beaucoup fait parlées d'elles. A titre d'exemple, parlons de certaines de celles-ci.
-Les attaques contre la propriété
de multinationales en tous genre.
Rappelons tout d'abord qu'un bâtiment n'a pas de système nerveux et ne peut
donc pas souffrir. Par contre, si celui-ci
est une banque ou autre multinationale, il est source de nombreuses souffrances. Par l'exploitation des employéEs organisée dans le but de dégager une marge de bénéfice toujours plus importante pour les actionnaires, par les licenciements lucratifs, par la pollution publicitaire, etc… Ainsi, d'une certaine manière, détruire une banque, c'est comme détruire une arme: non violent.
-Des
manifestantEs antidémocratiques,
comme l'ont dit certainEs, oubliant tout d'un coup qu'il s'agit bien d'un G8 et
non un G 6 milliards. On peut aussi rappeler combien ces politicienNEs ont été
éluEs "démocratiquement" par celles et ceux qui financent leur
campagne électorale et possèdent les médias de masse. Comme l'a dit
l'anarchiste russe Bakounine, "Tant qu'il n'y aura pas de démocratie économique
et sociale, la démocratie politique restera un mensonge"
-Des
pavés contre des robocops, Il faut respecter l'attitude de la lutte
pacifiste, mais aussi de celles et ceux qui ne veulent pas baisser la tête face
à l'attitude du pouvoir. Rester debout et répondre avec des pierres à
l'attitude pour l'énième fois ultra violente des états, ce n'est pas du
vandalisme, c'est du courage.
-Les
blocages arbitraires de certains manifestantEs aux frontières,
et ce même en pleine espace Schengen. Un
exemple de plus s'il en fallait que c'est bel
et bien l'Europe des libres flux financiers et de la libre exploitation, et non
pas de la libre circulation de touTEs qui se met en place.
-Le
meurtre de Carlo Gulliani,
ou comment l'état tue à l'arme à
feu et ose accuser les manifestantEs d'être violent.
-La
violence contre touTEs les manifestantEs
qui contredisent leur légitimité et croie à un autre monde. Ainsi les
puissants désirent faire peur à certainEs et radicaliser les autres.
-La
violence dont la police a fait preuve à l'école Diaz
(centre de presse alternative), ou non contente d'attaquer les gens, qui
y dormaient, d'une violence extrême (en témoigne la grande quantité de sang
sur les murs), celle-ci a détruit des ordinateurs et confisqué puis exhibé fièrement
de dangereux appareils photographiques
-Le
nombre invraisemblable de blesséEs (500-700),
d'arrestations et les multiples graves abus en prison (torture, humiliation,
…)
-Sans
oublier la plus grave:
Les décisions prises, synonymes de la défense des intérêts, commerciaux et
autres, des huit plus grandes puissances, ou plutôt d'une minorité des
habitantEs de celles-ci. Ces décisions qui signifient entre autre le pillage
systématique des ressources naturelles, l'exploitation et
la marchandisation de l'être humain.
Ainsi,
il est bien facile de voir d'où vient la violence: Les états et l'économie,
qui font souffrir les excluEs de partout, et qui sont à la source de milliers
de drames personnels. Licenciements, relations de soumission à son/sa patronNE,
une multitude de gens payés le plus légalement du monde en dessous du minimum
vital, et ceci même pour un temps plein, etc.. Les gens qui sont allés à Gêne
désiraient simplement mettre cette réalité en évidence, dire que ce monde
basé sur l'intérêt personnel et la compétition sauvage n'est pas fatalité,
et démontrer qu'il est possible d'empêcher de manière très peu violente nos
nouveaux/elles maîtreSSEs de décider tranquillement entre eux à quelle sauce
NOUS serons mangéEs.
Pour plus d'infos sur Gêne, il existe un numéro spécial de T'okup des plus intéressant (écrire à l'Infokiosk, T'okup, avenue César Roux 30,1005 Lausanne)
Le
Collectif Sans Ticket (CST), est issu de mouvements de chômeursE, il a décidé,
il y a deux ans de répondre à un problème concret de touTEs celles et ceux
qui ne peuvent (pour des raisons économiques, sociales, ..) se mouvoir dans ce
plat pays qu'est la Belgique.
Pour
ce faire, ils/elles éditèrent une « carte de droit aux transports », sorte
d’abonnement autonome donnant accès gratuitement aux transports publics et
ouvrirent le débat à ce sujet.
Débat
qui n'est pas si mince, il touche directement à des problèmes :
de
justice sociale (accès aux droits sociaux à
se rendre chez son médecin, à son école,…)
d'égalité
et de solidarité (les transports publics sont déjà financés par des impôts,
TVA, … à
le prix des billets n'en est pas moins élevé.)
de
lucidité écologique à
le "tout voiture" doit prendre fin au plus vite.
Le
CST mène également des actions "Free Zone" consistant à libérer
une partie de la ville des contrôleurs/euses de la STIB (société de transport
bruxelloise) :
"Imaginez-vous
installéE sur la banquette d'une rame de métro bruxelloise, plongéE dans la
lecture de votre journal favori(...) Soudain trois individus vêtus de
combinaisons blanches pénètrent dans le compartiment: "Bonjour à tous et
à toutes! Nous sommes les anti-contrôleurs/euses du Collectif sans Ticket.
Nous diffusons une carte qui permet aux personnes ayant peu de revenus d'avoir
accès aux transports en commun et qui donne à tout le monde l'occasion
d'adopter une position d'usagerE responsable plutôt que de clientEs solvables.
De plus, nous fournissons un service aux passagers/ères en les avertissant des
contrôles en cours sur la ligne. Nous vous annonçons donc que des contrôleurs/euses
se trouvent à telle station. Si vous n'avez pas de titre de transport valable,
mieux vaut descendre à la station qui vient. Merci!"
Le
tribunal ne voit pas les choses sous le même angle et considère que celles et
ceux qui veulent mettre en pratique le droit fondamental de se déplacer se
rendent coupable d'un délit et sont passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à
20'000 FB (800 CHF) voir même d'une peine de prison ferme d'un mois ! Il est à
noter que depuis quelques temps les employéEs même de la STIB manifestent
clairement leur sympathie pour les démarches du CST, ce qui n'est bien sûr pas
pour plaire aux dirigeantEs de la société de transport.
Au
mois de juin dernier, 19 usagerEs membres où proche du CST ont été informés
par la STIB qu'une procédure en justice avait été
intentée contre eux/elles. Les motifs d'inculpation vont de la provocation de
retard jusqu'à association de malfaiteurs (?), en passant
par
affichage sauvage sur la voie publique,…
Le
28 août dernier, deux locaux des CST, à Bruxelles et à Liège ont été
perquisitionnés par la Police Fédéral, la raison officielle invoquée était
en référé à l'affaire des actions Free Zone mais tout porte à croire que
ces perquisitions sont destinées à réprimer le mouvement anti-mondialisation
en vue du sommet des ministres européens de l'Economie et des Finances (ECOFIN)
ayant lieu le 21 et 22 septembre et en vue du sommet européen de Laeken au mois
de décembre. Lors des fouilles un agent a
même déclaré que "Tout ce qui concerne l'anti-mondialisation
nous intéresse"! Tous les ordinateurs, des fichiers d'adresses, et des
caisses de documents sans rapports avec le CST ont été saisis.
Ces saisies ont été effectuées dans le but clair de mettre à jour les fichiers de la Police Fédérale sur les milieux associatifs contre le capitalisme. Et cela annonce bien la couleur sur la répression qui va s'en suivre lorsque se déroulera le prochain sommet européen en décembre et des autres réunions de la présidence européenne ces prochains mois.
Quels
sont les objectifs et les actions du Collectif Sans Ticket?
Les
objectifs: provoquer l'ouverture d'un débat, éventuellement forcer l'ouverture
d'un débat, et obtenir des avancées sur les questions de l'accessibilité des
transports publics, amener un débat sur les questions de service public et de
service garanti à tous, et sur les notions de mobilité en terme de développement
durable (…) on est attentif à deux choses principalement, qui sont
d'organiser un financement à 100% sur des logiques de redistribution des
richesses et d'autre part sur le fait que la mobilité à un coût social énorme,
principalement dans le transport individuel et le transport de marchandises
routier, ce coût est payé par la société, donc on pourrait imaginer un
transfert de ce transport éminemment polluant au profit d'un transport
collectif moins polluant, et qui soit accessible à tous. Au niveau des
pratiques, nous on a principalement lancé une pratique de désobéissance, qui
est la pratique de refus du payement dans l'usage du transport collectif, ce que
nous on appelle la réappropriation de notre mobilité.
Est-ce
que c'est de la fraude?
Pour
nous ce n'est pas de la fraude, dans la mesure où l'on ne cherche pas à échapper
aux contrôles, on ne cherche pas à fuire les contrôles, on pose un acte clair
de désobéissance, lors des contrôles on montre notre carte de droit aux transports
(nota: édité par le CST) on explique aux contrôleurs/euses pourquoi on pose
cet acte et ça a l'intérêt d'ouvrir aussi un débat avec les gens qui
travaillent au sein de ces sociétés de transport et principalement celles/ceux
qu
i
exercent ces fonctions de contrôle (…).On pense d'ailleurs que les gens qui
ne payent pas sont des gens qui, au même titre que nous, se déplacent parce
qu'ils/elles ont besoin de se déplacer, et s'ils/elles n'ont pas les tunes,
c'est pas encore de leur faute, à ma connaissance. Donc on leur propose même
de sortir de ce rapport, et d'affirmer l'acte
de désobéissance, l'acte de refus, ouvertement.
Les
poursuites engagées contre vous expliquent-elles les perquisitions?
Sur les perquisitions, on est quand même étonnés, parce qu'on ne voit pas en quoi la saisie de matériel informatique, de fichiers d'adresses, etc, permettrait d'avérer, de prouver les trois objets de la plainte. Il n'y a pas de lien direct, donc cela nous parait assez abusif. D'autant plus qu'à Liège, 99%, et je dirais même presque 100% de ce qui a été saisi n'a aucun lien avec les activités du collectif, donc il y a vraiment eu un dérapage, un abus de la part des flics qui ont fait cette saisie.
Source
: Indymedia
Le lundi 30 juillet, à 6 heures du matin le squat "L'îlot soleil" -11 rue des chevaliers à Bruxelles- a été incendié. De
l'essence à été renversée dans les escaliers principaux, et les issues bloquées
par des matelas auxquels le criminel a mis feu. Parmi les quatre personnes
dormant là à ce moment, une personne a pu s'enfuire, deux personnes ont été
blessées et un habitant est mort: le jeune clown Igor, ukrainien émigré à
Bruxelles (voir appel à soutien), coincé sur le toit il n'a pas trouvé
d'autre solution que
de se laisser tomber pour échapper aux flammes et meurt empalé sur une grille.
Le
squat
ouvert
depuis septembre 2000 résistait à son expulsion ordonnée par le groupe
immobilier Héron City qui a comme projet de
construire un méga centre commercial, un de plus. Lieu d'activité artistique
et de logement pour personnes à faible revenu, cet espace avait le tort d'empêcher
ce projet immobilier de se réaliser et ses promoteurs de se faire encore
plus d'argent. De nos jours, l'argent est bien plus sacré qu'un lieu ou des
gens mettent en place des pratiques d'autogestion, une vie plus communautaire et
égalitaire, et s'opposent à l'augmentation effrénée de la production et de
la consommation de notre société. Le succès provisoire
de sa résistance était donc et une victoire pour touTEs celles et ceux qui
croient que l'alternative au capitalisme doit se construire
déjà aujourd'hui, et un camouflé pour les promoteurs habitués à des évacuations
bien plus rondement menées.
Le
3 août, un hommage à été rendu à Igor sous la forme d'une grande fresque
collective peinte sur la rue devant le bâtiment incendié. On y pouvait lire
divers slogans : liberté assassinée, nous renaîtrons de nos cendres, etc..
Opportuniste, malgré le caractère criminel de l'incendie, l'état a profité de la situation pour évacuer quelques jours plus tard pour "raison de sécurité" des squats de la rue de Stassart.
Dans le squat d'artistes au 11, rue des chevaliers – 1050 Ixelles. Igor, artiste ukrainien, est décédé. Nous avons besoin d'argent pour les obsèques (crémations etc…) et pour pouvoir envoyer l'urne en Ukraine, chez sa famille. Toute aide sera la bienvenue!
N°
de compte : 00014191716
Nous sommes toujours là, que fleurissent
les espaces autogérés, les squats, les festivals, il y aura toujours des
petits coins de verdure où se poser, pour la fraîcheur spectaculaire, dans les
années à venir, le changement viendra de celles et ceux qui se sont bougés
pour ne pas voir s'écrouler nos espaces de libertés, le sexisme est présent,
l'homophobie est grande, les nationalistes tissent leurs toiles de violence un
peu partout dans le monde. Il est temps de réagir de ne plus travailler pour
produire notre mort et de ne plus reproduire le chaos d'une structure, d'une hiérarchie,
on ne le dira jamais assez. Changeons de planète, changeons de direction, nous
sommes le trou noir où se réfugie, les persécuté, les enfants battus. La
nature reprend déjà ses droits. Bientôt nous étoufferons !
Un
ancien habitant
Le
8 décembre 2001, cela fera 20 ans que Mumia Abu-Jamal, journaliste américain
et ancien Black Panther, est enfermé dans le couloir de la mort, pour le
meurtre d’un policier à Philadelphie. Mumia était connu pour dénoncer les
bavures et les abus policiers sur une chaîne de radio, et était surnommé
« la voix des sans-voix ». Il n’a jamais bénéficié d’un procès
équitable : de nombreuses preuves, dont le rapport balistique qui prouve
son innocence (les balles de l’arme ayant tué le policier ne correspondent
pas avec le calibre de l’arme de Mumia ), ainsi que de nombreux témoignages,
ont été jugés irrecevables.
Le
17 août de cette année, eut lieu une audience publique dont l’objectif était
de statuer sur une requête de 280 pages, élaborée par la défense et
contenant de nouveaux témoignages, dont celui de Arnold R. Beverly, qui avoue
être le meurtrier du policier. Il affirme dans ce témoignage avoir été payé
pour tirer sur celui-ci, qui s’intéressait de trop près à la corruption
policière de Philadelphie. Beverly explique en détail la manière dont il a
abattu l’agent, puis s’est enfui. Beverly aurait en outre reçu des menaces
de mort, tout comme l’ancien avocat de Mumia, Me Weinglass.
Lors
de la séance du 17 août, n’ayant duré qu’une demie-heure, les éléments
se sont montrés contre Mumia : il n’a pas pu venir au tribunal,
l’administrateur invoquant le manque de places dans les prisons de son état,
excuse tout à fait absurde (cela ne dérange pas l’état de remplir tous les
jours un peu plus ces prisons, véritables usines esclavagistes, qui tirent des
détenus d’énormes bénéfices). De plus, la juge a exigé un résumé en 15
pages du rapport de 280 pages originels, ce qui montre à quel point elle semble
désireuse de connaître un maximum d’informations pour donner un jugement
digne de ce nom. On comptait un millier de militantEs devant le tribunal, et de
nombreuses mobilisations de soutient dans plusieurs grandes villes du monde.
Ce n’est pas la première fois dans l’histoire récente que les magistrats des Etats-Unis d’Amérikkke se liguent pour truquer un procès et couvrir certaines personnes, et ce n'est certainement pas la dernière. Cela est encore plus grâve quand la vie d'un homme est en jeu. Protestons contre les condamnations arbitraires et mobilisons-nous pour Mumia, pour Léonard Pelletier, et pour toutes les victimes de tricheries judiciaires aux U.S.A. et dans le monde "civilisé" et leur déplorable système carcéral. LIBEREZ MUMIA !
Après la réunion de nazi-skins qui se
tenait à collonge1, la LICRA (ligue internationale contre le racisme
et l'antisémitisme) a publié une annonce dans le Poubelliste incitant les
autorités à prendre des mesures sérieuses
pour empêcher, à l'avenir, toutes réunions fascistes. Notre "très
cher" conseiller d'Etat s'est empressé de répondre à la LICRA en
affirmant que ce genre d'annonce faisait de la pub au mouvement d'extrême
droite.(?) "Il s'agit de soirée privée et nous ne pouvons que les
surveiller afin de prévenir tout débordement" dixit J-R Fournier. Le
Valais est le seul canton romand à autoriser ces rassemblements. C'est normal
lorsque l'on connaît l'état d'esprit de nos politicienNEs (Jean-René Fournier
par exemple). Pour celles et ceux qui n'arrivent par à situer le personnage,
quelques précisions sont nécessaires: Jean-René Fournier, conseiller d'Etat
PDC du Valais, il s'occupe des départements de l'économie, des institutions et
de la sécurité, les services de l'industrie du commerce et du travail ainsi
que celui de la promotion touristique et économique. Il est dans tous les sales
coups, militariste (capitaine de l'armée suisse et défenseur d'Armée XXI),
Chasseur (on l'a vu avec un sourire béat devant le cadavre du loup assassiné légalement),
homophobe et anti-avortement (intégriste religieux). Les contradictions
religieuses de ce cher monsieur sont risibles, il a été sacré chevalier de la
lieutenance suisse de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem2-qui
a pour but de promouvoir la vie chrétienne de ses membres dans la fidélité au
pape et selon les enseignements de l'église catholique- et c'est une fidèle
brebis de la secte d'Ecône (hé connard) qui n'est plus rattachés à l'église
en raison de… d'un manque d'affinité.
J-R
Fournier n'est pas la seule entité méprisable de ce canton, François Mudry,
président de la ville de Sion, et Mgr Brunner (évêque), l'un comme l'autre
crachant sur l'homosexualité et l'avortement, prônant la foi chrétienne et la
famille. J'ai une question à poser à ces trois personnes, comment osent-ILS
parler de l'avortement alors que ce n'est pas un sujet qui les concerne.
Que
les croyants aient des croix dans leurs églises, pas de problème pourvu qu'il
n'y en ait pas dans les écoles et les hôpitaux publics, dans les tribunaux…
Qu'ils aient leurs écoles, pas de problème, dès lors qu'ils ne demandent pas
à la collectivité de les financer. Que l'école publique s'ouvre à des aumôneries,
pas de problème dès lors que les cours de catéchisme dans les églises
donneront régulièrement la parole aux athées. Que les églises fassent sonner
leurs cloches pour un oui ou pou un nom, que les imams appellent à la prière…
pas de problème pourvu que nous puissions nous aussi faire du bruit et informer
nos concitoyens de l'inexistence de dieu et de la malfaisance des églises. Que
les chrétiens puissent baptiser leurs enfants, pas de problème, dès lors que
les registres de baptême s'ouvriront aux demandes de débaptisation. Qu'il
puisse planter des croix un peu partout, pas de problème, dès lors que nous
puissions ériger des monuments à la gloire de la raison.
C'est
incroyable que les croyants qui ne cessent de parler de respect et les républicains
bourgeois qui ont toujours l'égalité
des droits à la bouche n'aient jamais pensé que le respect et l'égalité, ça
ne comportait pas plusieurs vitesses!
1.
Il est clair que la prochaine fois que la police tolère un rassemblement
fasciste en Valais
nous manifesterons notre mécontentement.
2.
Authentique
Norb
Au
dire de ce journaliste ô combien sérieux, le joint semble bien dangereux. Dans
le nouvelliste du 31 août, il affirme qu' "il faut pourtant une
certaine dose d'irresponsabilité pour banaliser la marijuana" Celui-ci
a trouvé l'argument fatal contre les délices cannabiques. "Associé à
l'alcool, comme c'est souvent le cas, la marijuana forme un mélange détonant.
Dernier exemple en date: Celui de Karine, cette jeune fille de 17 ans, d'un
village de Moselle qui a été renversée par une voiture puis brûlée dans une
forêt. Le conducteur et tueur a avoué avoir fumé du cannabis et bu de la bière"
Suggérons à celui-ci un autre exemple. "Dernier
exemple en date: Celui de Gertrude, cette jeune fille de 48 ans, d'un village du
Valais, qui a été renversée par une forêt et brûlée par une voiture. Le
conducteur et tueur a avoué avoir fumé un bon gros cierge et bu du fendant
valaisan."
Trêve de plaisanteries, la prochaine fois que vous dégusterez une cigarette améliorée, si vous appréciez celles-ci, faites gaffes de n'étriper personne, on ne sait jamais.
Pour
conclure une petite devinette: quel est le plus dangereux, le joint ou la
voiture?
Samedi
1er septembre à Lausanne a eu lieu pour la quatrième fois la
Critical mass (voir
OSKOUR n°2), qui a pour but de promouvoir les transports non polluants et les
transports publiques gratuits. Cette dernière aura réuni plus d'une centaine
de personnes pour dévaler les pentes de Lausanne avec leurs vélos,
trottinettes, rollers, etc…Cette manif festive et spontanée aura perturbé le
trafique pendant une après-midi, ce qui n'est pas de trop pour ces
automobilistes roulant souvent seul dans leur voiture cinq places alors qu'ils
pourraient utiliser les transports en commun s'il s'avérait gratuit. Un service
public digne de ce nom devrait assurer la mobilité de touTEs, ce qui n'est pas
le cas car ce système économique précarise, appauvrit et disqualifie une
grande partie de la population.
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Si
tu veux recevoir Oskour chez toi : envoie-nous ton adresse et quelques
timbres. Pour
toute information, objection, réflexion ou participation,
contacte-nous, nos coordonnées sont en première page. Tes textes
seront publiés dans l'anonymat si tu le souhaite. Nous sommes largement
ouvert à toute coopération, qu'elle soit intelligente ou non. Il va de
sois qu'Oskour est fait dans une logique libertaire, et donc
l'anniversaire de ta petite cousine on s'en tape. Mais hormis des cas de
ce genre, on te répondra de bon cœur. Bref, participe et crée
(articles, illustrations, distribution, idées en tout genre, …) :
AUTOGESTION !!! Anti-©
COPIEZ, Distribuez, mais ne vendez pas !!!! |