Collectif Anonyme

C.P. 233

CH 1951 Sion, VS

http://www.zone-mondiale.org/users/oskour - oskour@zone-mondiale.org

 

Numéro 04

Zéro franc

Septembre 01

 

Journal militant à parution non-périodique oskour est là pour divertir autant que militer, débattre autant que combattre, informer sans jamais désinformer, critiquer et faire réagir ! Cette " feuille de zine " est écrite par des personnes non permanentes du collectif anonyme (collectif qui a pour but de développer une culture alternative en Valais) et est produite de manière totalement autonome. Nous sommes contre toute forme de hiérarchie ou d’oppression mais pour l’autogestion, contre le profit et les sponsors mais pour la gratuité, en bref : libertaires ! Quel nom bizarre, Oskour (d'au secours). Pourquoi avoir choisi ce nom? Simplement car c'est le cri de toutes les personnes qui sont opprimées, discriminées par l'Etat ou les bourgeois pleins de fric. Tout le monde l'a crié au moins une fois et cela continuera tant que la masse populaire ne se sera pas soulevée pour enrayer la machine infernale

Sommaire :

Préservons nos forêts

La violence à Gênes  

Collectif Sans Ticket

Incendie criminel d'un squatt en Belgique

Mumia suite mais pas encore fin

Tuez-les tous!

Vincent Pellegrini en plein bad trip  

Critical mass du 1er septembre 01 à Lausanne

 

Préservons nos forêts

Hé oui, tu ne rêves pas le papier à effectivement une drôle de couleur. Cette couleur est due au recyclage. Un procédé connu de tout le monde mais trop peu utilisé. Ce papier est certes d'une esthétique laissant à désirer par rapport à un autre. C'est pour cela que beaucoup de gens, de sociétés et d'écoles refusent son emploi. D'après vous, se moucher dans un mouchoir recyclé, de s'essuyer l'arrière train avec du papier WC recyclé ou encore y faire vos rapports, devoirs ou autres vous changera la vie ? NON, mais sauvera celle de milliers d'arbres, de forêts qui sont les poumons de notre planète bleue!

Nous pensons que la qualité esthétique du papier n'est qu'un détail comparé à la survie de nos forêts.

Les forêts de notre planète appellent OSKOUR AIDONS-LES !


La violence à Gênes

Les violences perpétrées à Gêne ont déjà beaucoup fait parlées d'elles. A titre d'exemple, parlons de certaines de celles-ci.

-Les attaques contre la propriété de multinationales en tous genre. Rappelons tout d'abord qu'un bâtiment n'a pas de système nerveux et ne peut donc pas souffrir. Par contre, si celui-ci

est une banque ou autre multinationale, il est source de nombreuses souffrances. Par l'exploitation des employéEs organisée dans le but de dégager une marge de bénéfice toujours plus importante pour les actionnaires, par les licenciements lucratifs, par la pollution publicitaire, etc… Ainsi, d'une certaine manière, détruire une banque, c'est comme détruire une arme: non violent.

-Des manifestantEs antidémocratiques, comme l'ont dit certainEs, oubliant tout d'un coup qu'il s'agit bien d'un G8 et non un G 6 milliards. On peut aussi rappeler combien ces politicienNEs ont été éluEs "démocratiquement" par celles et ceux qui financent leur campagne électorale et possèdent les médias de masse. Comme l'a dit l'anarchiste russe Bakounine, "Tant qu'il n'y aura pas de démocratie économique et sociale, la démocratie politique restera un mensonge"   

-Des pavés contre des robocops, Il faut respecter l'attitude de la lutte pacifiste, mais aussi de celles et ceux qui ne veulent pas baisser la tête face à l'attitude du pouvoir. Rester debout et répondre avec des pierres à l'attitude pour l'énième fois ultra violente des états, ce n'est pas du vandalisme, c'est du courage.       

-Les blocages arbitraires de certains manifestantEs aux frontières, et ce même en pleine espace Schengen.  Un exemple de plus s'il en fallait que c'est  bel et bien l'Europe des libres flux financiers et de la libre exploitation, et non pas de la libre circulation de touTEs qui se met en place.

-Le meurtre de Carlo Gulliani, ou comment  l'état tue à l'arme à feu et ose accuser les manifestantEs d'être violent.

-La violence contre touTEs les manifestantEs qui contredisent leur légitimité et croie à un autre monde. Ainsi les puissants désirent faire peur à certainEs et radicaliser les autres.

-La violence dont la police a fait preuve à l'école Diaz (centre de presse alternative), ou non contente d'attaquer les gens, qui y dormaient, d'une violence extrême (en témoigne la grande quantité de sang sur les murs), celle-ci a détruit des ordinateurs et confisqué puis exhibé fièrement de dangereux appareils photographiques

-Le nombre invraisemblable de blesséEs (500-700), d'arrestations et les multiples graves abus en prison (torture, humiliation, …)

-Sans oublier la plus grave: Les décisions prises, synonymes de la défense des intérêts, commerciaux et autres, des huit plus grandes puissances, ou plutôt d'une minorité des habitantEs de celles-ci. Ces décisions qui signifient entre autre le pillage systématique des ressources naturelles, l'exploitation et  la marchandisation de l'être humain.

Ainsi, il est bien facile de voir d'où vient la violence: Les états et l'économie, qui font souffrir les excluEs de partout, et qui sont à la source de milliers de drames personnels. Licenciements, relations de soumission à son/sa patronNE, une multitude de gens payés le plus légalement du monde en dessous du minimum vital, et ceci même pour un temps plein, etc.. Les gens qui sont allés à Gêne désiraient simplement mettre cette réalité en évidence, dire que ce monde basé sur l'intérêt personnel et la compétition sauvage n'est pas fatalité, et démontrer qu'il est possible d'empêcher de manière très peu violente nos nouveaux/elles maîtreSSEs de décider tranquillement entre eux à quelle sauce NOUS serons mangéEs.

Pour plus d'infos sur Gêne, il existe un numéro spécial de T'okup des plus intéressant (écrire à l'Infokiosk, T'okup, avenue César Roux 30,1005 Lausanne)


Collectif Sans Ticket

Le Collectif Sans Ticket (CST), est issu de mouvements de chômeursE, il a décidé, il y a deux ans de répondre à un problème concret de touTEs celles et ceux qui ne peuvent (pour des raisons économiques, sociales, ..) se mouvoir dans ce plat pays qu'est la Belgique.

Pour ce faire, ils/elles éditèrent une « carte de droit aux transports », sorte d’abonnement autonome donnant accès gratuitement aux transports publics et ouvrirent le débat à ce sujet.

Débat qui n'est pas si mince, il touche directement à des problèmes :

Le CST mène également des actions "Free Zone" consistant à libérer une partie de la ville des contrôleurs/euses de la STIB (société de transport bruxelloise) :

"Imaginez-vous installéE sur la banquette d'une rame de métro bruxelloise, plongéE dans la lecture de votre journal favori(...) Soudain trois individus vêtus de combinaisons blanches pénètrent dans le compartiment: "Bonjour à tous et à toutes! Nous sommes les anti-contrôleurs/euses du Collectif sans Ticket. Nous diffusons une carte qui permet aux personnes ayant peu de revenus d'avoir accès aux transports en commun et qui donne à tout le monde l'occasion d'adopter une position d'usagerE responsable plutôt que de clientEs solvables. De plus, nous fournissons un service aux passagers/ères en les avertissant des contrôles en cours sur la ligne. Nous vous annonçons donc que des contrôleurs/euses se trouvent à telle station. Si vous n'avez pas de titre de transport valable, mieux vaut descendre à la station qui vient. Merci!"

Le tribunal ne voit pas les choses sous le même angle et considère que celles et ceux qui veulent mettre en pratique le droit fondamental de se déplacer se rendent coupable d'un délit et sont passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à 20'000 FB (800 CHF) voir même d'une peine de prison ferme d'un mois ! Il est à noter que depuis quelques temps les employéEs même de la STIB manifestent clairement leur sympathie pour les démarches du CST, ce qui n'est bien sûr pas pour plaire aux dirigeantEs de la société de transport.

Au mois de juin dernier, 19 usagerEs membres où proche du CST ont été informés par la STIB qu'une procédure en justice avait été intentée contre eux/elles. Les motifs d'inculpation vont de la provocation de retard jusqu'à association de malfaiteurs (?), en passant par affichage sauvage sur la voie publique,…

Le 28 août dernier, deux locaux des CST, à Bruxelles et à Liège ont été perquisitionnés par la Police Fédéral, la raison officielle invoquée était en référé à l'affaire des actions Free Zone mais tout porte à croire que ces perquisitions sont destinées à réprimer le mouvement anti-mondialisation en vue du sommet des ministres européens de l'Economie et des Finances (ECOFIN) ayant lieu le 21 et 22 septembre et en vue du sommet européen de Laeken au mois de décembre. Lors des fouilles un agent a  même déclaré que "Tout ce qui concerne l'anti-mondialisation nous intéresse"! Tous les ordinateurs, des fichiers d'adresses, et des caisses de documents sans rapports avec le CST ont été saisis.

Ces saisies ont été effectuées dans le but clair de mettre à jour les fichiers de la Police Fédérale sur les milieux associatifs contre le capitalisme. Et cela annonce bien la couleur sur la répression qui va s'en suivre lorsque se déroulera le prochain sommet européen en décembre et des autres réunions de la présidence européenne ces prochains mois.


Extraits d'une interview de Thierry M.

du Collectif sans ticket de Liège

 

Quels sont les objectifs et les actions du Collectif Sans Ticket?

Les objectifs: provoquer l'ouverture d'un débat, éventuellement forcer l'ouverture d'un débat, et obtenir des avancées sur les questions de l'accessibilité des transports publics, amener un débat sur les questions de service public et de service garanti à tous, et sur les notions de mobilité en terme de développement durable (…) on est attentif à deux choses principalement, qui sont d'organiser un financement à 100% sur des logiques de redistribution des richesses et d'autre part sur le fait que la mobilité à un coût social énorme, principalement dans le transport individuel et le transport de marchandises routier, ce coût est payé par la société, donc on pourrait imaginer un transfert de ce transport éminemment polluant au profit d'un transport collectif moins polluant, et qui soit accessible à tous. Au niveau des pratiques, nous on a principalement lancé une pratique de désobéissance, qui est la pratique de refus du payement dans l'usage du transport collectif, ce que nous on appelle la réappropriation de notre mobilité.

Est-ce que c'est de la fraude?

Pour nous ce n'est pas de la fraude, dans la mesure où l'on ne cherche pas à échapper aux contrôles, on ne cherche pas à fuire les contrôles, on pose un acte clair de désobéissance, lors des contrôles on montre notre carte de droit aux transports (nota: édité par le CST) on explique aux contrôleurs/euses pourquoi on pose cet acte et ça a l'intérêt d'ouvrir aussi un débat avec les gens qui travaillent au sein de ces sociétés de transport et principalement celles/ceux qui exercent ces fonctions de contrôle (…).On pense d'ailleurs que les gens qui ne payent pas sont des gens qui, au même titre que nous, se déplacent parce qu'ils/elles ont besoin de se déplacer, et s'ils/elles n'ont pas les tunes, c'est pas encore de leur faute, à ma connaissance. Donc on leur propose même de sortir de ce rapport, et d'affirmer l'acte de désobéissance, l'acte de refus, ouvertement.

Les poursuites engagées contre vous expliquent-elles les perquisitions?

Sur les perquisitions, on est quand même étonnés, parce qu'on ne voit pas en quoi la saisie de matériel informatique, de fichiers d'adresses, etc, permettrait d'avérer, de prouver les trois objets de la plainte. Il n'y a pas de lien direct, donc cela nous parait assez abusif. D'autant plus qu'à Liège, 99%, et je dirais même presque 100% de ce qui a été saisi n'a aucun lien avec les activités du collectif, donc il y a vraiment eu un dérapage, un abus de la part des flics qui ont fait cette saisie.

Source : Indymedia


Soleil noir

Le lundi 30 juillet, à 6 heures du matin le squat "L'îlot soleil"  -11 rue des chevaliers à Bruxelles- a été incendié. De l'essence à été renversée dans les escaliers principaux, et les issues bloquées par des matelas auxquels le criminel a mis feu. Parmi les quatre personnes dormant là à ce moment, une personne a pu s'enfuire, deux personnes ont été blessées et un habitant est mort: le jeune clown Igor, ukrainien émigré à Bruxelles (voir appel à soutien), coincé sur le toit il n'a pas trouvé d'autre solution que de se laisser tomber pour échapper aux flammes et meurt empalé sur une grille.

Le squat ouvert depuis septembre 2000 résistait à son expulsion ordonnée par le groupe immobilier Héron City qui a comme projet de construire un méga centre commercial, un de plus. Lieu d'activité artistique et de logement pour personnes à faible revenu, cet espace avait le tort d'empêcher  ce projet immobilier de se réaliser et ses promoteurs de se faire encore plus d'argent. De nos jours, l'argent est bien plus sacré qu'un lieu ou des gens mettent en place des pratiques d'autogestion, une vie plus communautaire et égalitaire, et s'opposent à l'augmentation effrénée de la production et de la consommation de notre société. Le succès provisoire de sa résistance était donc et une victoire pour touTEs celles et ceux qui croient que l'alternative au capitalisme doit se construire déjà aujourd'hui, et un camouflé pour les promoteurs habitués à des évacuations bien plus rondement menées.

Le 3 août, un hommage à été rendu à Igor sous la forme d'une grande fresque collective peinte sur la rue devant le bâtiment incendié. On y pouvait lire divers slogans : liberté assassinée, nous renaîtrons de nos cendres, etc..

Opportuniste, malgré le caractère criminel de l'incendie, l'état a profité de la situation pour évacuer quelques jours plus tard pour "raison de sécurité" des squats de la rue de Stassart. 

Appel à soutien

Dans le squat d'artistes au 11, rue des chevaliers – 1050 Ixelles. Igor, artiste ukrainien, est décédé. Nous avons besoin d'argent pour les obsèques (crémations etc…) et pour pouvoir envoyer l'urne en Ukraine, chez sa famille. Toute aide sera la bienvenue!                                  

N° de compte : 00014191716

Squat or die

Nous sommes toujours là, que fleurissent les espaces autogérés, les squats, les festivals, il y aura toujours des petits coins de verdure où se poser, pour la fraîcheur spectaculaire, dans les années à venir, le changement viendra de celles et ceux qui se sont bougés pour ne pas voir s'écrouler nos espaces de libertés, le sexisme est présent, l'homophobie est grande, les nationalistes tissent leurs toiles de violence un peu partout dans le monde. Il est temps de réagir de ne plus travailler pour produire notre mort et de ne plus reproduire le chaos d'une structure, d'une hiérarchie, on ne le dira jamais assez. Changeons de planète, changeons de direction, nous sommes le trou noir où se réfugie, les persécuté, les enfants battus. La nature reprend déjà ses droits. Bientôt nous étoufferons !                           

Un ancien habitant


Mumia suite mais pas encore fin

Le 8 décembre 2001, cela fera 20 ans que Mumia Abu-Jamal, journaliste américain et ancien Black Panther, est enfermé dans le couloir de la mort, pour le meurtre d’un policier à Philadelphie. Mumia était connu pour dénoncer les bavures et les abus policiers sur une chaîne de radio, et était surnommé « la voix des sans-voix ». Il n’a jamais bénéficié d’un procès équitable : de nombreuses preuves, dont le rapport balistique qui prouve son innocence (les balles de l’arme ayant tué le policier ne correspondent pas avec le calibre de l’arme de Mumia ), ainsi que de nombreux témoignages, ont été jugés irrecevables.

Le 17 août de cette année, eut lieu une audience publique dont l’objectif était de statuer sur une requête de 280 pages, élaborée par la défense et contenant de nouveaux témoignages, dont celui de Arnold R. Beverly, qui avoue être le meurtrier du policier. Il affirme dans ce témoignage avoir été payé pour tirer sur celui-ci, qui s’intéressait de trop près à la corruption policière de Philadelphie. Beverly explique en détail la manière dont il a abattu l’agent, puis s’est enfui. Beverly aurait en outre reçu des menaces de mort, tout comme l’ancien avocat de Mumia, Me Weinglass.

Lors de la séance du 17 août, n’ayant duré qu’une demie-heure, les éléments se sont montrés contre Mumia : il n’a pas pu venir au tribunal, l’administrateur invoquant le manque de places dans les prisons de son état, excuse tout à fait absurde (cela ne dérange pas l’état de remplir tous les jours un peu plus ces prisons, véritables usines esclavagistes, qui tirent des détenus d’énormes bénéfices). De plus, la juge a exigé un résumé en 15 pages du rapport de 280 pages originels, ce qui montre à quel point elle semble désireuse de connaître un maximum d’informations pour donner un jugement digne de ce nom. On comptait un millier de militantEs devant le tribunal, et de nombreuses mobilisations de soutient dans plusieurs grandes villes du monde.

Ce n’est pas la première fois dans l’histoire récente que les magistrats des Etats-Unis d’Amérikkke se liguent pour truquer un procès et couvrir certaines personnes, et ce n'est certainement pas la dernière. Cela est encore plus grâve quand la vie d'un homme est en jeu. Protestons contre les condamnations arbitraires et mobilisons-nous pour Mumia, pour Léonard Pelletier, et pour toutes les victimes de tricheries judiciaires aux U.S.A. et dans le monde "civilisé" et leur déplorable système carcéral. LIBEREZ MUMIA !


Tuez-les tous!

Après la réunion de nazi-skins qui se tenait à collonge1, la LICRA (ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a publié une annonce dans le Poubelliste incitant les autorités  à prendre des mesures sérieuses pour empêcher, à l'avenir, toutes réunions fascistes. Notre "très cher" conseiller d'Etat s'est empressé de répondre à la LICRA en affirmant que ce genre d'annonce faisait de la pub au mouvement d'extrême droite.(?) "Il s'agit de soirée privée et nous ne pouvons que les surveiller afin de prévenir tout débordement" dixit J-R Fournier. Le Valais est le seul canton romand à autoriser ces rassemblements. C'est normal lorsque l'on connaît l'état d'esprit de nos politicienNEs (Jean-René Fournier par exemple). Pour celles et ceux qui n'arrivent par à situer le personnage, quelques précisions sont nécessaires: Jean-René Fournier, conseiller d'Etat PDC du Valais, il s'occupe des départements de l'économie, des institutions et de la sécurité, les services de l'industrie du commerce et du travail ainsi que celui de la promotion touristique et économique. Il est dans tous les sales coups, militariste (capitaine de l'armée suisse et défenseur d'Armée XXI), Chasseur (on l'a vu avec un sourire béat devant le cadavre du loup assassiné légalement), homophobe et anti-avortement (intégriste religieux). Les contradictions religieuses de ce cher monsieur sont risibles, il a été sacré chevalier de la lieutenance suisse de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem2-qui a pour but de promouvoir la vie chrétienne de ses membres dans la fidélité au pape et selon les enseignements de l'église catholique- et c'est une fidèle brebis de la secte d'Ecône (hé connard) qui n'est plus rattachés à l'église en raison de… d'un manque d'affinité.

J-R Fournier n'est pas la seule entité méprisable de ce canton, François Mudry, président de la ville de Sion, et Mgr Brunner (évêque), l'un comme l'autre crachant sur l'homosexualité et l'avortement, prônant la foi chrétienne et la famille. J'ai une question à poser à ces trois personnes, comment osent-ILS parler de l'avortement alors que ce n'est pas un sujet qui les concerne.

Que les croyants aient des croix dans leurs églises, pas de problème pourvu qu'il n'y en ait pas dans les écoles et les hôpitaux publics, dans les tribunaux… Qu'ils aient leurs écoles, pas de problème, dès lors qu'ils ne demandent pas à la collectivité de les financer. Que l'école publique s'ouvre à des aumôneries, pas de problème dès lors que les cours de catéchisme dans les églises donneront régulièrement la parole aux athées. Que les églises fassent sonner leurs cloches pour un oui ou pou un nom, que les imams appellent à la prière… pas de problème pourvu que nous puissions nous aussi faire du bruit et informer nos concitoyens de l'inexistence de dieu et de la malfaisance des églises. Que les chrétiens puissent baptiser leurs enfants, pas de problème, dès lors que les registres de baptême s'ouvriront aux demandes de débaptisation. Qu'il puisse planter des croix un peu partout, pas de problème, dès lors que nous puissions ériger des monuments à la gloire de la raison.

C'est incroyable que les croyants qui ne cessent de parler de respect et les républicains bourgeois qui  ont toujours l'égalité des droits à la bouche n'aient jamais pensé que le respect et l'égalité, ça ne comportait pas plusieurs vitesses!

1. Il est clair que la prochaine fois que la police tolère un rassemblement fasciste en Valais  nous manifesterons notre mécontentement.

2. Authentique

Norb


Vincent Pellegrini en plein bad trip

Au dire de ce journaliste ô combien sérieux, le joint semble bien dangereux. Dans le nouvelliste du 31 août, il affirme qu' "il faut pourtant une certaine dose d'irresponsabilité pour banaliser la marijuana" Celui-ci a trouvé l'argument fatal contre les délices cannabiques. "Associé à l'alcool, comme c'est souvent le cas, la marijuana forme un mélange détonant. Dernier exemple en date: Celui de Karine, cette jeune fille de 17 ans, d'un village de Moselle qui a été renversée par une voiture puis brûlée dans une forêt. Le conducteur et tueur a avoué avoir fumé du cannabis et bu de la bière" Suggérons à celui-ci un autre exemple. "Dernier exemple en date: Celui de Gertrude, cette jeune fille de 48 ans, d'un village du Valais, qui a été renversée par une forêt et brûlée par une voiture. Le conducteur et tueur a avoué avoir fumé un bon gros cierge et bu du fendant valaisan."

Trêve de plaisanteries, la prochaine fois que vous dégusterez une cigarette améliorée, si vous appréciez celles-ci, faites gaffes de n'étriper personne, on ne sait jamais.

Pour conclure une petite devinette: quel est le plus dangereux, le joint ou la voiture?    


Critical mass

Samedi 1er septembre à Lausanne a eu lieu pour la quatrième fois la Critical mass (voir OSKOUR n°2), qui a pour but de promouvoir les transports non polluants et les transports publiques gratuits. Cette dernière aura réuni plus d'une centaine de personnes pour dévaler les pentes de Lausanne avec leurs vélos, trottinettes, rollers, etc…Cette manif festive et spontanée aura perturbé le trafique pendant une après-midi, ce qui n'est pas de trop pour ces automobilistes roulant souvent seul dans leur voiture cinq places alors qu'ils pourraient utiliser les transports en commun s'il s'avérait gratuit. Un service public digne de ce nom devrait assurer la mobilité de touTEs, ce qui n'est pas le cas car ce système économique précarise, appauvrit et disqualifie une grande partie de la population.

 


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